Tradition 

Histoire

 

 

 

 

       Le lavoir de La Massonière (Les Douves)

 

 

 Guignen vu de la base de loisirs de La Prairie

 

A découvrir

 Hier, Guignen c'était ...

Préhistoire

Le territoire de la Commune de Guignen est habité depuis environ 4000 ans avant J-C, comme l'attestent les haches préhistoriques de pierre polie et la meule dormante (époque néolithique) qui ont été découvertes.

 

Au temps des romains…                                                                    

Guignen se flatte d'avoir pu conserver quelques vestiges d'une voie romaine, celle qui selon toute probabilité, reliait Rennes (ancienne Condate) à Rieux (ex-Duretie). On peut encore en voir deux tronçons qui ont été identifiées, dans les années 70, entre la route des Alouettes et le lotissement du cormier. Destinées à supporter des charges pouvant aller jusqu'à 500kg, ce type de voies était constitué d'une succession de couches de sable ou d'argile tassée et de lits de cailloux de taille moyenne, puis de pierres posées à plat et liées par du sable ou du gravier.

ÕDécouverte de tuiles romaines en 1973.

 

Vicaria Winnona

C'est il y a onze siècles et demi, exactement en 843, année du traité de Verdun, que le nom de notre localité apparaît pour la première fois, mentionné dans un cartulaire, recueil de chartes, sous le nom de Vicaria Winnona. Trois siècles plus tard, cette appellation ayant évolué, ce sont les noms de Winnon et Guinnon que l'on rencontre, selon les textes. Pour l'origine du mot Guignen, certains affirment que c'est le pays des sources et d'autres du vin.

 

La rafle de 1944

Le 27 juillet, sur la route de Lohéac, des coups de feu sont tirés sur une voiture allemande. A Guignen, on n'est au courant de rien, mais un contrôle d'identité opéré dans la soirée surprend et inquiète. Le lendemain, la plupart des gens ignorent encore l'attentat, mais une certaine tension règne au sein de la population, vers 19 heures, des camions allemands s'arrêtent sur la place, tout le monde pense à une rafle ! Des soldats armés font sortir les hommes, les conduisent sur la place de l'église en les poussant avec leurs fusils. Le bourg était encerclé : on ne pouvait pas fuir. Certains hommes ont pourtant échappé à l'arrestation, cachés dans les jardins, dans les greniers, dans les champs d'avoine… Les prisonniers crient, certains pleurent. A la nuit tombante, les camions s'éloignent vers Rennes. Dans les nuits du 2 au 4 août, plus de 2000 prisonniers, parmi lesquels les otages de Guignen sont entassés dans des wagons à bestiaux en direction de l'Allemagne…

En souvenir de cet évènement, une stèle a été inaugurée le 2 mai 2004.

 

.Les personnages qui ont marqué Guignen

Jean de Saint-Amadour,

Né en 1463, homme de transition.

Il devint vicomte de Guignen après avoir triomphé lors de nombreuses batailles.

Les armoiries du seigneur de Guignen, qui portaient des gueules à trois têtes s de loups coupées d'argent, ont servi en 1987 à composer le blason de la Commune. Une façon de rendre hommage au premier des grands hommes de la localité, qui ayant vécu à cheval sur deux siècles et quatre règnes, mérite à plus d'un titre sa dignité de chevalier.

 

 

 

 

Jean Bertin,

Né en 1750.

Il est à l'origine du développement de la culture du châtaignier en Ille-et-Vilaine. En 1801, il publia une brochure intitulée « Essai sur la culture de la châtaigne dans le département d'Ille et Vilaine ».

Il y démontrait entre autre que le châtaignier est un véritable don de la Nature, qui peut dans certains cas fournir plus de deux mois de subsistance, et mérite ainsi d'être qualifié d'arbre à pain de ce département. Il y vantait l'excellence de son bois difficilement putrescible et propre à cercler les barriques. Enfin il encourageait le procédé de la greffe en flûte, déjà introduit dans le canton de Redon.

 

Frère Pierre Morin,

XV ème siècle.

Un prédicateur de renom qui aurait contribué à l'édification de l'ancienne église de Guignen. Le frère Pierre Morin repose alors dans le cimetière de Guignen et la terre prélevée aux abords de sa sépulture passe bientôt, auprès des femmes de la paroisse pour aider à supporter les douleurs de l'enfantement.

 

.Eglise de Guignen :

Le centenaire de la nouvelle église de Guignen a été fêté le 30 août 1998. Depuis le 12ème siècle, Guignen possédait une église remarquable, l'une des plus intéressantes du diocèse. Elle appartenait au style roman du 11ème siècle, à l'exception du portail sud, daté du 1'ème siècle. Son mauvais état et sa taille, devenue insuffisante pour le nombre de fidèles, conduisirent hélas à la démolir en 1878. donc l'église Saint-martin fut reconstruite entre 1878 et 1898 par les architectes Béziers-Lafosse et Arthur Regnault. Le clocher date de 1878. On y retrouve la statue funéraire de Jean de Saint-Amadour. La paroisse de Guignen dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.  

 

  

                                                                            

 

 

Les croix de schiste :

Ces croix sont très anciennes et datent de plusieurs siècles. Les croix de schistes étaient très souvent groupées par paires et plantées à des croisées de chemins. Elles figuraient sur l'ancien cadastre dit « Cadastre napoléon ». On compte 22 croix monolithiques de schiste de 1,30 à 2,35 mètres de hauteur réparties sur toute la commune de Guignen.

 

Les Plaous !

Les guignenais étaient appelés « les Plaous », l'origine et le sens de la dénomination demeurent assez obscure. Mais un refrain chanté localement, en particulier par les conscrits, affirmait sans détours :

Veici les plaous ben amarreu

C'est à chacun de s'cartailleu.

Les siens qui s'cartiallent pas i gobent :

On lou fout l'cul dans la rigole.

Version d'aujourd'hui :

Ce sont les petits gars de Guignen,

Faut les laisser faire.

Ce sont les petits gars de Guignen,

Faut les laisser s'amuser :

Sur terre, sur mer

Y'en a pas comme nous (bis)

Si y'en a, si y'en a (bis)

C'est la guerre !

 

.Le patrimoine :

v La ferme-auberge (XVII ème siècle). Cette ferme se situe à l'emplacement de l'ancien château de France démantelé en 1589 sur ordre de Henri IV. La cheminée date du XV-XVI ème siècle.

v Le lavoir de La Massonnière

v Sept moulins dont les moulins à eau de Diot, de la Houssais, de Painroux, du Val, et les moulins à vent de la Houssais, de Masseleuc et de Libourg.

v Le château des Métairies (1850-1852)…

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